Introduction
Pour les fins de ce présent travail, j’ai choisi de mettre sur pied une initiative liée au mouvement du Lundi sans viande (Meatless Monday en anglais). Cette tendance qui prend de plus en plus d’ampleur au Québec est déjà bien présente au Canada et à travers le monde. Cette campagne promeut les bienfaits d’une alimentation saine et diversifiée sans aliment d’origine animale. J’ai choisi cette thématique en raison de mon intérêt pour l’alimentation santé, végétarienne, végétalienne et vivante. Bien qu’être végétarien/végétalien soit de plus en plus accepté socialement, il existe encore bon nombre d’éléments qui méritent d’être démystifiés. En effet, plusieurs personnes ignorent que le mouvement du Lundi sans viande fait la promotion d’une alimentation exempte de tous produits d’origine animale (viande, œufs, produits laitiers, etc.) Ainsi, en mettant sur pied une page de promotion des lundis sans viande, je souhaitais favoriser le partage et l’échange de recettes et faire connaître les raisons environnementales qui se cachent derrière le mouvement afin de faire tomber quelques préjugés et montrer que l’alimentation végétalienne peut être goûteuse et colorée.
L’initiative présentée dans ce rapport consiste donc à promouvoir les Lundis sans viande et à créer un point de ralliement où les gens pourront découvrir quelques liens intéressants et partager leurs recettes et leurs sources préférées.
Composantes de l’initiative
Le point de ralliement central de l’initiative constituait un blogue, où des billets portant sur des sources intéressantes ou des recettes ont été postés. La fréquence de publication était d’environ deux billets par semaine. Des liens menant vers ces billets étaient ensuite laissés sur la Page Facebook prévue à cet effet, sur la page Diigo du groupe-cours, sur une page Flickr créée dans le cadre de l’activité ainsi que sur un forum portant sur l’alimentation végétarienne (voir Figure 1).
Figure 1 – Représentation graphique des composantes de l’initiative
Moyens de promotion de l’initiative
- Blogue sur WordPress – Lieu principal de ralliement et l’endroit virtuel où je faisais à proprement dit la promotion de mon sujet. Il s’agit donc d’un point d’information où les gens peuvent laisser des commentaires, découvrir des liens intéressants, etc. J’y ai publié quelques billets sur le mouvement, ainsi que des suggestions de lectures et de recettes. (http://leslundis.wordpress.com/)
- Page Facebook – Espace de partage de liens intéressants et de recettes (https://www.facebook.com/leslundis)
- Partage de liens dans le groupe INF6107 Diigo. Ce moyen visait à augmenter l’achalandage sur le blogue, à partager mon initiative avec les autres collègues du cours et à expérimenter le potentiel de diversification des référents.
- Invitation via courriel à mes contacts personnels pour les inciter à aimer la page Facebook, à partager des liens et des recettes ainsi qu’à visiter le blogue et y laisser des commentaires.
- Sujet de discussion laissé sur le forum Service Vie, afin de partager sur le sujet avec des gens ayant un intérêt commun pour l’alimentation végétarienne et végétalienne. (http://forum.servicevie.com/viewtopic.php?f=6&t=27195&sid=a4075a4064e1f503d854341bcd4a208c)
- Ouverture d’un compte Flickr pour partager des photographies de recettes végétaliennes expérimentée dans le cadre de l’initiative. (http://www.flickr.com/photos/leslundis/)
Activités menées
D’abord, j’ai effectué des recherches afin de trouver un sujet qui m’interpelle et qui mérite selon moi d’être davantage mis en valeur. Ma passion pour la saine alimentation m’a menée à l’idée du Lundi sans viande, un mouvement qui prend de plus en plus d’ampleur. Évidemment, ce sujet reçoit actuellement beaucoup d’attention et d’autres sites y sont consacrés, notamment le site Web « officiel » du Mouvement Québécois pour le Lundi sans viande. L’initiative vise donc à familiariser des individus à ce sujet afin qu’ils découvrent d’autres sources intéressantes sur le sujet et qu’ils intègrent cette pratique à leurs habitudes hebdomadaires.
Une fois la phase de recherche terminée, j’ai créé un blogue sur WordPress afin qu’il serve de point de ralliement principal pour l’initiative. J’ai par la suite généré une page Facebook. Ces deux outils de diffusion ont été alimentés de manière régulière au cours des 4 semaines pendant lesquelles s’est déroulé le présent projet. J’ai envoyé un message privé commun via Facebook à mon réseau personnel afin de recruter de « nouveaux membres » et d’améliorer la visibilité de mon initiative, en les invitant à partager le lien avec leurs propres contacts. J’ai également participé à un forum sur l’alimentation végétarienne afin de faire connaître mon blogue et j’ai capturé des liens reliés à mon initiative afin de les partager sur la page Diigo du cours. Enfin, j’ai créé un compte Flickr dans lequel j’ai joint des photographies de recettes réalisées dans le cadre de l’initiative, et certaines sont accompagnées d’un lien qui mène vers la recette publiée sur mon blogue. Cependant, comme je n’avais pas déjà un compte sur Flickr, il m’a été assez difficile de développer en 4 semaines un réseau. Ainsi, ce moyen, bien qu’intéressant à long terme, s’est avéré peu efficace dans le présent cas.
Enfin, j’ai constaté avec intérêt qu’en intégrant un lien vers un blogue sur l’alimentation végétalienne, un référent se créait puisque la blogueuse en question avait mis en place un système qui affiche toutes les référence à un billet à la suite de ce dernier (voir la dixième référence de la Figure 2). Ainsi, citer des blogues populaires dans son propre blogue lorsqu’un tel système est en place peut permettre d’accroître dans une certaine mesure la visibilité de notre propre blogue.
Figure 2 – Référent via le blogue Soya et Chocolat
Analyse des statistiques
Blogue
Au cours des quatre semaines pendant lesquelles l’initiative s’est déroulée, il y a eu un total de 80 visites sur le blogue (voir Figure 3). Le jour où l’achalandage a été le plus élevé comptait un total de 16 visites. Cela coïncide probablement avec l’envoi d’un message à mes contacts pour les inciter à devenir membre de la page Facebook et à visiter mon blogue. La publication des nouveaux billets sur la page Facebook a stimulé le nombre de visites comme nous le verrons dans la figure portant sur les référents.
Figure 3 – Fréquence de visites sur le blogue
En ce qui concerne la provenance des visiteurs du blogue (voir Figure 4), la très grande majorité (77) de ces derniers étaient canadiens alors que 3 d’entre eux provenaient des États-Unis et de la France. Cela peut s’expliquer par le fait que j’ai principalement rejoint mon réseau personnel pour les besoins du présent travail et que la plupart d’entre eux résident au Québec.
Figure 4 – Provenance des visiteurs du blogue
Pour ce qui est des référents, il est intéressant de souligner que la plupart d’entre eux proviennent de Facebook. Ainsi, Facebook s’avère donc un moyen parallèle efficace de rejoindre les gens et de faire la promotion d’une initiative puisque les nouvelles publications s’affichent automatiquement dans le fil de nouvelles des membres. Ainsi, ces derniers n’ont aucun effort à fournir pour découvrir l’information; les publications viennent plutôt à eux sans qu’ils n’aient à faire de recherches.
Figure 5 – Principaux référents du blogue
Les publications ayant été les plus populaires sont les premières qui ont été partagées avec les lecteurs et les membres de la page Facebook (voir Figure 6). Les visiteurs ont sans doute exploré le blogue au moment où ils sont reçus mon courriel leur faisant connaître mon initiative, ce qui explique le nombre de « vues » élévés pour ces billets. Le contenu du billet et la présence de photographies ne semble pas ici influencer le nombre de visites pour chaque billet publié.
Figure 6 – Popularité des billets du blogue
Faits saillants
- La publication de liens sur la page Facebook de l’initiative joue un rôle important dans la fréquence des visites sur le blogue.
- Il est difficile de rejoindre les individus et de les fidéliser afin qu’ils prennent l’habitude de visiter un blogue régulièrement.
- La plupart des internautes qui ont visité le blogue l’ont fait à titre d’observateurs et n’ont laissé aucun commentaire.
Page Facebook
En ce qui concerne la page Facebook, 32 individus ont « aimé » ma page. Il est intéressant de souligner que la majorité des membres était de sexe féminin et s’inscrivait dans la tranche d’âge des 25-34 ans (voir Figure 7). De plus, tous les participants rejoints étaient d’origine québécoise.
Figure 7 – Âge et sexe des membres de la page Facebook
Par rapport à la fréquence des visites sur la page Facebook et des visiteurs uniques (voir Figure 8), une majorité d’entre eux n’a visité qu’une seule fois la page Facebook. Ainsi, on peut supposer qu’il est assez difficile de fidéliser les internautes compte tenu de l’offre immense du Web.
Figure 8 – Fréquence de visites sur la page Facebook
Faits saillants
- Le contenu présentant des liens et des nouvelles sources est celui qui semble le plus attirer l’attention;
- La majorité des membres tend à agir à titre d’observateur, il est difficile de stimuler une participation active;
- L’augmentation du nombre de membres et la fidélisation de ces derniers doit nécessairement s’effectuer sur une longue durée pour connaître de meilleurs résultats;
- Tous les membres de ma page Facebook sont issus de mon réseau personnel.
Facteurs d’influence
Faire connaître l’initiative auprès de son réseau personnel s’avère une première étape importante et efficace pour mobiliser quelques individus à s’y intéresser et à y participer. L’effet du bouche à oreille et du partage de liens peut ainsi faire mousser la popularité du blogue et de la Page Facebook. Ainsi sont consignés dans un tableau les éléments qui ont selon moi amélioré la visibilité de mon initiative ainsi que ceux qui ont pu y nuire.
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Facteurs positifs |
Facteurs négatifs |
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Tableau 1 – Facteurs positifs et négatifs sur la visibilité
Conclusion
Bien que la période de quatre semaines fût brève, je peux néanmoins tirer certaines conclusions de cette expérience enrichissante. D’abord, en mettant sur pied une initiative virtuelle, j’ai réalisé qu’il n’était pas nécessairement facile de rejoindre les individus via le Web. Bien qu’Internet ouvre certaines frontières, il faut garder en tête que les internautes sont sans cesse bombardés d’information et sollicités pour participer à différentes initiatives. Toute action qui nécessite un temps important risque de cause un désengagement de la part des membres et des lecteurs Ainsi, dans une vision à long terme, il est primordial de développer des initiatives qui n’exigent qu’un minimum de temps et d’implication de la part de l’usager. Il peut également être intéressant de sonder les membres afin de savoir ce qu’ils aimeraient lire et de quelles façons ils souhaiteraient participer.
Afin d’amorcer une initiative, il est plus qu’aidant d’exploiter son propre réseau. Les contacts personnels pourront à leur tour faire connaître l’initiative à leur propre réseau, et ainsi de suite. Ce point de départ a pour ma part été essentiel à la naissance d’un intérêt collectif pour ma thématique. Facebook, du fait que de nombreux individus ont déjà l’habitude de fréquenter le site, s’avère un moyen de premier choix pour un premier contact avec les internautes. Son interface conviviale est déjà bien connue et maîtrise et la page principale, alimentée des plus récentes publications, permet une certaine visibilité. Enfin, il n’est pas aisé de stimuler la participation active des internautes, qui agissent le plus souvent comme observateurs. Ainsi, sans les statistiques de visites qui nous prouvent le contraire, on peut avoir l’impression que notre page ne suscite aucun intérêt chez les internautes.
Bref, la mise sur pied d’une initiative sur le Web est un projet à long terme. Il est nécessaire de multiplier les stratégies afin de rejoindre de nouveaux membres et de faire connaître la page principale et ses éléments satellites.







